Me revoilà !

Ici

# Postato mercoledì 22 aprile 2009 04:05

Modificato domenica 10 maggio 2009 04:48

Hello.

Hello.

# Postato domenica 04 gennaio 2009 08:29

Modificato sabato 21 febbraio 2009 08:37

Sommaire.

Mes Fics.
[Dans l'ordre... Sachant qu'il y a 4 articles par page.]


On my Shoulders.
Les fraises-Tagada.
La vie c'est ça tu le sais bien, un train s'en va, un autre vient. Louis Amade.
La garderie.
Seven Days.
Où nous avons échoué.
Elle était intacte, ébréchée mais intacte. Anna Gavalda.
La Vérité.
Enfermés.
Halloween.
Untitled.
Dear Jethro.
Christmas in Mexico.
Truth isn't Harmless. [Fic stoppée] [New]

# Postato giovedì 08 gennaio 2009 11:20

Modificato mercoledì 01 aprile 2009 15:42

On my Shoulders.


Chapitre 1
Bureaux du Ncis
4h21


Bon d'accord, Gibbs l'ignorait en ce moment. Mais après tout, il avait une bonne raison même si elle ne savait plus trop quoi penser. Elle bu une gorgée de sa boisson favorite. Les yeux rougis, elle sentait les larmes revenir. Il ne pouvait pas lui faire ça. Elle avait besoin de lui ! Trop besoin de lui peut-être.
Bon c'est vrai, les nouvelles n'étaient pas si bonnes. Tous les gens parlaient de ses histoires et médisaient sur son dos... Mais bon pas besoin dans faire tout un plat.
Et elle, quand se rendrait-il compte qu'elle était sur le point de tomber ? Qu'elle avait mal ?
D'après les médias il était fou. Et est ce qu'un fou pouvait voir tout cela ?
Elle le connaissait bien, Gibbs, il y avait toujours eu ce petit truc entre eux. Quelque chose qui passait dans le regard, dans les gestes, dans les mots, sans qu'ils n'aient besoin dans faire une tonne. Elle savait qu'il allait mal, mais il n'était pas fou... Loin de là. Elle resserra son étreinte autour de ses genoux.
Elle avait besoin de lui, vraiment besoin de lui...


Chez Gibbs
Cave
4h21


Gibbs avala un cinquième verre de bourbon. L'alcool lui brûla la gorge mais il encaissa le choc. De toute façon il avait déjà tellement mal que rien ne pouvait faire empirer les choses. Comment tout ça avait débuté ? Elle ne lui avait pas dit la vérité, tout simplement.
Et ça avait tourné au drame...
Gibbs regarda les journaux étalés sur son établit. Les gros titres le concernaient depuis plus d'un mois...

Un agent du Ncis interrompt la réunion présidentielle...
L'Agent Gibbs du Ncis au bord du gouffre...
Shepard et Gibbs, les rumeurs !
L'agent spécial Gibbs ne travaille plus au Ncis.
Gibbs devient fou : il parle seul.
La folie de Gibbs serait due à Shepard ?


C'est vrai, il avait arrêté de travailler... Il passa ses mains sur la coque de son bateau.
Les journalistes le traquaient et s'amusaient de le voir comme ça. Que vaut un homme lorsqu'il est au bord du gouffre ? Plus rien.
Et puis il ne parlait pas tout seul, il se parlait à lui-même... Nuance.
Et des fois il lui parlait à elle, comme si elle avait pu l'entendre. Comme si le simple fait de murmurer son nom l'aiderait à se tirer de ce mauvais pas.
Ducky avait dit que la parole aider à se tirer d'affaire dans ces cas là... Mais apparemment il fallait être proche de la personne, et pas dans sa cave à murmurer des choses qui l'accablait d'avantage... Il appuya son front contre le bois de son précieux bateau et serra les poings. Il devait aller la voir. Pour lui, pour elle. Pour eux, son équipe qui ne savait sûrement plus où donner de la tête depuis son départ...
Il avala le fond d'alcool qu'il y avait dans le verre qu'il tenait à la main.
C'était décidé, il irait la voir le lendemain...


Chapitre 2
Ncis
7h17


Tony allait encore une fois arriver en avance ; et pour cause : il ne dormait plus.
Sans cesse il pensait à son patron. Il se demandait s'il allait bien. Bien ? Non il n'allait pas bien. Evidemment qu'il n'allait pas bien. Tony se donna une claque derrière la tête.
Depuis le départ de Gibbs il était le chef de l'équipe. Mais qu'elle équipe...
Démantelée, dépressive, désorientée...
Il gara sa voiture rouge sport, mit le journal qu'il y avait sur le siège passager sous son bras et se dirigea vers l'entrée. McGee était déjà là. Il était dans les escaliers et essayait de repousser des journalistes aux questions incessantes. Lorsque Tony grimpa les marches de bétons pour de diriger vers la porte en verre du Ncis, les journalistes l'interpellèrent :
- Agent Dinozzo, vous avez pris la tête de l'équipe après le départ de l'agent Gibbs. Que pouvez vous dire que son départ précipité et sur son état d'esprit actuel ? Juste quelques mots.
- Quelques mots ?
Il marqua une pause puis une phrase que disait souvent son patron surgit dans sa tête.
- Et bien Semper Fi patron !
Il attrapa McGee par la manche de son costume et le tira à l'intérieur en montrant son pass à l'agent de la sécurité. Parler à ces journalistes n'arrangerait rien. Cela servirait juste à faire empirer la situation... Arrivés à l'open-space McGee s'assit à son bureau, les oreilles rouge pivoine. Les interview ce n'étaient pas sont fort...
Ziva était là elle aussi. Tony s'approcha d'elle et elle lui murmura :
- McGee a été intercepté par les journalistes ?
- Oui, encore une fois.
- Abby et Ducky sont là ?
- Je ne sais pas encore, j'irai voir plus tard... Lis ça.
Tony déposa le journal qu'il tenait sur le bureau de sa collègue et le déplia à la bonne page.

« L'agent Gibbs et l'alcool...
L'agent spécial Gibbs n'arrive pas à remonter la pente.
C'est maintenant à l'alcool qu'il s'accroche pour ne pas sombrer.
En effet, plusieurs bouteilles de bourbon (alcool) ont été retrouvées devant son domicile le jour du ramassage des ordures. Apparemment même un marine peut toucher le fond.
Maintenant l'agent Gibbs est faible et ne peut plus... »


Ziva se leva subitement.
- J'ai besoin d'un café...
Tony ne dit rien mais il avait bien vu les yeux humides de Ziva lorsqu'elle s'était levée...
Lui aussi avait une boule à l'estomac lorsqu'il lisait ce ramassis de conneries. Il s'assit au bureau de Ziva. McGee se balançait sur sa chaise, ne savant quoi faire.
Tony passa ses mains sur son visage... Il aperçut une inscription en hébreu sur l'écran d'ordinateur de sa coéquipière, suivit des noms de ses patrons : Shepard et Gibbs. Surement une prière. Ziva était soudain devenue très attachée à son étoile de David.
Soudain le portable de Tony sonna, il l'extirpa de sa poche et jeta un coup d'½il...

Gibbs...

Chapitre 3

- Dinozzo...
- C'est moi, j'ai besoin d'un pass du Ncis.
- Où es tu ?
- Je veux la voir.
- Compris. J'arrive avec l'équipe.
McGee s'était redressé espérant qu'ils allaient retrouver leur patron ; et que c'était bien lui qui venait d'appeler. Il fixait Tony. Celui-ci raccrocha.
- En piste McGuignol, le patron a besoin de nous.
Le regard de McGee s'illumina. Ils allaient revoir Gibbs. Peut-être qu'enfin ils allaient parler, vider leur sac les uns aux autres. Se libérer de toute cette pression accumulée ces semaines passées. Se libérer de leurs tristesses, essayer de surmonter cette épreuve ensemble, quoiqu'il arrive. Tony se dirigea vers l'ascenseur, McGee sur les talons. Les portes de la cabine s'ouvrirent, Ziva sortit mais l'italien la repoussa à l'intérieur. Tim se faufila de justesse et les portes se refermèrent sur eux.
- Tu m'expliques ? Demanda Ziva, surprise.
- Le patron nous attend.
Le visage de l'israélienne, comme celui de McGee tout à l'heure s'illumina et se détendit.
- Je conduis, déclara simplement la jeune femme.
Les visages de ses deux collègues se crispèrent lorsqu'ils se tournèrent vers elle et virent qu'elle ne plaisantait pas.

Voiture de Gibbs
7h17


Gibbs jeta sa tête en arrière et posa son crâne sur l'appuie-tête de sa voiture. Il ferma les yeux. Il se demandait si parler à Jenny servirait à quelque chose. Mieux ne valait pas y penser de suite. Improviser, voilà ce que lui, Leroy Jethro Gibbs savait faire de mieux. La proie des journalistes, le phénomène qui rapportait beaucoup d'argent aux médias...
Justement c'était l'heure des infos. Gibbs alluma le poste de radio. Qu'allaient-ils encore inventer ces foutus journalistes ?
Pile au bon moment...

« Ce matin, l'un des anciens agent de l'agent spécial Gibbs a répondu à l'une des questions d'un de nos journalistes à propos de son ex-patron...
- Agent Dinozzo, vous avez pris la tête de l'équipe après le départ de l'agent Gibbs. Que... »


Soudain un hélicoptère décolla du toit du bâtiment près duquel Gibbs était garé. Celui-ci ouvrit un ½il et le regarda s'éloigner, puis il replongea son attention sur les paroles du journaliste...




Chapitre 4

Parking.
7h53

La voiture du Ncis grilla le feu rouge, le compteur à 90 elle tourna à droit pour arriver dur le parking. Les pneus crissèrent. Sans ralentir elle traversa les rangées de voitures, puis grâce à de très bons freins ; elle s'arrêta à quelques centimètres d'une voiture noire.
Trois agents du Ncis dont deux plutôt mal en point sortirent de la voiture. La jeune femme s'avança vers le véhicule noir et tapa au carreau pendant que les deux autres se tenaient l'un à l'autre, le c½ur retourné...
Lorsqu'ils atteignirent leur collègue, un homme était déjà sortit et fixait Ziva.
- Gibbs.
- Officier David.
Une poignée de main suivit. Gibbs se retourna vers les deux garçons.
- McGee.
- Patron.
Un signe de tête.
- Patron.
Gibbs tapa Tony derrière la tête puis se dirigea vers l'entrée du bâtiment devant lequel il attendait depuis une bonne demi-heure. Il fit signe aux trois agents de le suivre puis lança à l'italien :
- Semper Fi Tony !
Ce dernier sourit, rattrapa son patron et lui tendit le pass du Ncis. Alors comme ça Gibbs avait écouté l'interview qu'il avait brillamment écourtée ? Gibbs montra le pass au vigile qui les laissa entrer. Ils se dirigèrent vers l'accueil lorsque Gibbs engagea la conversation...
- Qu'a dit le directeur que vous vous absentiez tous les trois ?
- Il ne le sait pas, commença Tony, et puis après...
- Votre pression sur le président pour notre réembauche il a perdu de sa crédibilité, continua McGee, et lorsque vous êtes partit il a craqué.
- Le Ncis est sans directeur depuis trois semaines et Cynthia est débordée, termina Ziva.
Leur patron fit un signe de tête satisfait. Il claqua le pass du Ncis sur la plaque de verre du comptoir de l'acceuil puis il s'adressa à la secrétaire debout devant lui :
- Nous venons voir Jenny Shepard.
Une voix masculine s'éleva.
- C'est impossible.
L'équipe se retourna et le médecin qui venait de répondre s'avança.
- Mme Shepard a été retiré aux soins de l'hopital de Bethesda il y a quelques minutes.
Les poings de Gibbs se crispèrent, Tony et Ziva se regardèrent surpris et McGee cligna des yeux, incrédule...


Chapitre 5
8h08
Couloir
Hopital de Bethesda



Voilà dix minutes que l'équipe était assise dans le couloir de l'hôpital. Le médecin allait leur expliquer le départ de la directrice lorsqu'il avait été appelé aux urgences.
McGee fixait ses collègues.
.........Tony regardait ses chaussures italiennes noires au prix exorbitant. Ces derniers temps il ne parlait plus de film ni de voiture. Ce qui n'était pas normal dans son cas. Depuis que la directrice était dans le coma il avait perdu son côté enfantin.
..........Ziva, elle, regardait droit devant elle. Elle avait maigrie. Bien sûr elle avait été choquée de retrouver la directrice baignant dans son sang, même si elle n'en avait rien laissé paraître. Elle s'était sentie coupable de n'avoir pas pu, pas su la protéger. Elle l'avait cru morte, mais elle ne l'était pas, ou du moins qu'à moitié. Entre la vie et la mort, même si la balance penchait dangereusement du mauvais côté.
.............Quant à Gibbs il avait de larges cernes sous les yeux. Signe du manque de sommeil et de l'alcool. Il portait la barbe aussi. Il n'allait vraiment pas bien. Ça se sentait dans ses mots, ses gestes, ses yeux... Parlons-en de ses yeux ; ils n'étaient plus froids et durs, juste plus tristes et éteints. Il avait du penser à Jen des milliards de fois même plus. Il tremblait, les poings serraient sur ses genoux.

Le médecin arriva et avant même qu'il n'eut le temps de faire signe à Gibbs celui-ci s'était déjà levé. Il l'accompagna dans son bureau prêt à en découdre...


Chapitre 6

- Alors ? Demanda Gibbs alors qu'il venait de refermer la porte derrière lui.
- Et bien la directrice du Ncis a été emmenée en hélicoptère ce matin même, quelques minutes avant que vous n'arriviez.
Gibbs, qui tournait en rond dans le bureau du médecin, se remémora l'hélicoptère qui avait décollé du toit alors qu'il écoutait les informations. Ils s'étaient croisés sans se voir. A quelques minutes près, s'il avait eu un pass il aurait pu les empêcher de l'emmener. Il aurait pu la voir, la toucher, rester près d'elle...
- Qui ?
- Le président des Etats-Unis en personne Monsieur.
Gibbs déglutit et s'assit. Il ne s'était pas attendu à ça. Que venait faire le président dans tout ça ? Bien sûr Bush n'avait pas aimé devoir interrompre sa conférence et recevoir des ordres d'un ancien Marine, mais il n'avait pas le droit de faire ça... Techniquement il avait le droit, mais bon... Gibbs serra les poings et ses jointures blanchirent... Il lui avait enlevé Jen, il lui avait enlevé Jen, il lui avait enlevé Jen, Jen, Jen...
Seul le médecin qui remua le fit sortir de ses pensées.
- Où ? Demanda-t-il avant de passer ses mains sur son visage.
- Destination inconnue. Secret défense.
- Mais vous avez du signer quelque chose non ?
Gibbs se leva et se rapprocha du médecin.
- Ou... oui.
Gibbs attrapa l'homme par sa blouse blanche et le plaqua au mur.
- Vous auriez pu les empêcher... C'est vous le médecin non ? Personne, même le président n'a le droit de désobéir à un ordre médical, surtout lorsque celui-ci vient de Bethesda !
Le médecin tremblait. Gibbs le lâcha, tout à coup il ne se sentait vraiment plus bien du tout. Quelque chose au fond de lui s'était réveillé, le paralysant. Quelque chose lui serrait la gorge et l'estomac. Il ne pouvait tout bonnement pas croire que tout ça arrivait...
- Je suis désolé Monsieur, déclara le médecin, ne sachant quoi faire.
- Moi aussi je suis désolé.
Gibbs ouvrit la porte, et se dirigea vers la sortie de l'hôpital.


Chapitre 7
8h21
Hôpital de Bethesda


Son équipe l'aperçut et ils se levèrent à trois en même temps pour le suivre.
- Patron ? Se risqua McGee.
- Destination inconnue... secret défense... ordre du président...
Des morceaux de phrase traversaient les lèvres de Gibbs sans qu'il ne se rende vraiment compte de ce qu'il disait. Sa respiration était saccadée.
- McGee rentrez au Ncis et faites des recherches. Infiltrez tous les ordinateurs du FBI, de la CIA etc... Je veux savoir où ils l'ont emmené. Je vais faire des recherches de mon côté...
- Comment ça de votre côté ? S'exclama Ziva.
Elle n'avait pas encore beaucoup parlé depuis leur retrouvailles sur le parking mais là elle était à bout. Elle se plaça devant Gibbs, l'attrapa par les revers de sa veste et le secoua.
- Vous croyez être le seul à souffrir ? Vous croyez que vous êtes le seul à vous soucier de la directrice ? Mais c'est faux bon sang ! Remuez vous ! Nous n'y arriverons pas sans vous ! Nous avons besoin de vous ! Aidez nous !
Une larme coula sur la joue de Ziva lorsqu'elle cessa de secouer Gibbs.
- Aidez nous...
L'israélienne se retourna et rejoignit la voiture du Ncis, ses deux collègues sur les talons, laissant Gibbs planté au milieu du hall de l'hôpital.

Ncis
9h03


- Pourquoi avoir sortit la directrice de Bethesda ? Pour l'emmener où ?
- Je ne sais pas Ziva.
Tony passa un bras autour des épaules de sa collègue et lui sourit gentiment pour lui remonter le moral. McGee faisait les recherches que Gibbs lui avait demandées.
- Alors le bleu ? Tu as trouvé quelque chose ?
- Non Tony. Rien pour l'instant.
Tony avança sa main vers McGee. Celui-ci fronça les sourcils, prêt à recevoir une tape derrière la tête mais il sentit des doigts se refermer sur son épaule. Il tourna la tête. Tony resserra ses doigts sur l'épaule de McGee.
- Tu vas trouver McGee. J'ai confiance en toi.
- Merci Tony.
Soudain le « ding » de l'ascenseur retentit. L'équipe se retourna. Gibbs apparut dans la cabine lorsque les portes s'ouvrirent.
- Quoi ? Vous n'avez rien à faire ? Tony ! Tu vas voir si Ducky est ok avec les autopsies et tu l'emmènes ici, il doit avoir quelques suggestions à nous faire. Ziva...
- J'appelle nos différents contacts dans les boites qui nous font concurrence à savoir la CIA et le FBI, lança la jeune femme. Contente de vous revoir Gibbs.
L'agent spécial acquiesça d'un signe de tête.
- McGee ça avance ?
- J'ai réussit à passer les pare-feux et autres sécurités de la CIA.
- Bien. Abby est ici ?
- Je ne suis pas encore allé voir Patron, intervint Tony.
- J'y vais, je veux des résultats à mon retour. Compris ?
- Oui. Répondirent en ch½urs les trois jeunes agents.
Gibbs prit l'ascenseur pour descendre au labo de la gothique. Il soupira, son équipe lui avait tout de même manquée... Même beaucoup trop manquée...

Chapitre 8
A lire avec ça... <3
Labo du Ncis
9h08

Gibbs arriva dans le labo. Apparemment Abby était là ; il y avait un fond de musique et la pièce était légèrement éclairée. Gibbs s'approcha des ordinateurs et avec hésitation appuya sur la touche entrée. Faut dire que la technologie et lui n'étaient pas bons amis...
Les écrans s'allumèrent. Soudain Abby jaillit de derrière les ordinateurs en hurlant :
- Ne touchez pas à mes bébés !
Elle se figea sur place lorsqu'elle vit Gibbs. Elle avait les cheveux en bataille, les yeux rouges bordés de larges cernes de mascara ayant coulé. Elle n'avait plus de rouge à lèvres et serrait fort son hippopotame dans ses bras. Gibbs s'approcha d'elle lentement. Il baissa la tête lorsque son pied heurta quelque chose et vit une vingtaine de bouteille vide de Caf-Pow sur le sol. Il releva la tête et caressa doucement la joue d'Abby qui s'était mise à pleurer.
- Gibbs...
Elle lâcha son hippopotame et s'accrocha à Gibbs aussi fort qu'elle le pouvait. Au moment où Gibbs allait resserrer ses bras sur elle, elle le poussa et s'éloigna, pleurant à chaudes larmes.... Gibbs resta figé, sans réaction. Abby ramassa son hippopotame et s'assit dans un coin, les genoux resserrés contre elle.
- Tu as abandonné le combat, tu m'as abandonné...
- Je ne pourrai jamais t'abandonner Abs...
- Pourtant c'est ce que tu as fait ! S'exclama-t-elle. Tu m'as laissé alors que j'avais tant besoin de toi ! Tu es partit, sans un mot, sans te retourner... Tu t'es laissé allé alors que c'est toi qui aurais du être là pour nous sauver. Tu es un héros, tu es mon héros. Mais tu n'étais pas là...
- Abby...
- J'avais mal, et j'avais l'impression de tomber, de tomber encore et toujours sans que personne ne me rattrape. Avant tu étais toujours là pour m'attraper la main au moment où je lâchait prise. Mais pas cette fois, pas cette fois !
Gibbs s'approcha d'elle et s'assit à ses côtés. Il avait l'impression que tout s'écroulait encore, même si tout en lui était déjà un champ de ruines. Abby essuya ses larmes, ce qui ne servit à rien puisqu'elles furent remplacé par de nouvelles.
- Si tu avait besoin d'aide il fallait le dire...
- Tu aurais dû le sentir...
Gibbs passa un bras autour de ses épaules et l'attira contre lui, elle appuya sa tête contre son épaule. Elle attrapa la main de Gibbs très fort, comme si elle avait peur qu'il parte à nouveau.
- Abby, murmura Gibbs dans les cheveux de la gothique, comment veux tu que je sente quoi que ce soit ? Mon c½ur est en miette...
- Oh Gibbs...
- Je suis désolé Abs, tellement désolé.
Abby se mis face à lui et le pris dans ses bras. Elle murmura à son oreille :
- Le principal c'est que tu sois revenu me sauver.
Gibbs l'embrassa sur la joue, au milieu des larmes.
- Une personne exceptionnelle m'a dit un jour que lorsqu'on a besoin de quelque chose il suffit juste de le demander.
- C'était la directrice ?
- Non. C'était toi Abby.
Abby sourit, son seul vrai sourire depuis un mois. Gibbs se releva puis tendit la main à la jeune gothique qui l'attrapa sans hésiter. Il la tira vers le haut et lorsqu'elle fut debout il la serra dans ses bras.
- Tu m'as manqué Abs.
- Toi aussi.
Gibbs l'embrassa sur la joue une dernière fois et avant de partir lui mima dans le langage des signes un « je t'aime » plein d'émotion.


Chapitre 9
A lire avec ça <3

- Désolé Patron, on a encore rien trouvé. Lâcha Tony lorsque Gibbs sortit de l'ascenseur.
- Ce n'est pas grave. Continuez tous de chercher. Je rentre chez moi. Je repasse plus tard.
- Ok Patron.


Chez Gibbs
10h09

Gibbs s'assit dos à son bateau, une bouteille de bourbon à la main. Il avala une nouvelle gorgée d'alcool. Ses mains tremblaient, les larmes lui piquaient les yeux... Les images des dernières heures repassèrent dans sa mémoire...
L'air perdu de McGee, le visage sans sourire de Tony, le visage pâle et les larmes de Ziva... La détresse d'Abby, la disparition de Jen...
Il termina la bouteille de bourbon qu'il avait commencé il y avait à peine une demi-heure.
Puis, il se leva, attrapa sa veste et sortit dans la rue.
Il pleuvait des cordes et la rue était vide. Gibbs n'en tint pas compte et fit quelques pas. Marcher lui faisait du bien, mais il ne resterait pas longtemps. Pas sous cette pluie qui semblait s'acharnait contre lui.
A vrai dire il n'y avait pas que la pluie. Non. Le destin s'acharnait contre lui. Tout et n'importe quoi se dressait face à lui comme pour empêcher la douleur de sortir de son être.
Soudain il aperçut une silhouette au loin, quelques centaines de mètre devant lui, sous un lampadaire. Une femme... rousse.
Dans son esprit un mot fusa : Jen.
Il se mit à courir droit devant lui. Il cligna des yeux plus longtemps à cause de l'eau qui coulait de son visage dans ses yeux. Puis il les rouvrit et son c½ur rata un battement.

Disparue.

Ses mains se mirent à trembler violemment et une douleur atroce le plia en deux. Les effets d'un espoir détruit, réduit à néant. L'alcool fit effet et ses muscles lui semblèrent lourds, il s'accrocha à un lampadaire pour ne pas tomber. Il était pitoyable. Puis soudain Gibbs trouva la force de rentrer chez lui. Redescendu dans sa cave il s'allongea sous son bateau, les yeux fixés vers la coque en bois.
Une voix résonnait dans sa tête, SA voix. Celle de Jen.
- Je crois t'avoir vu le long d'un trottoir tu étais ivre mort. J'ai croisé ton regard il me semble. Oui je crois t'avoir vu de mes propres yeux, j'en suis presque sure j'en mettrais ma vie en jeu.
Gibbs serra les dents. Sa vie en jeu... Il répondit en murmurant :
- C'était juste une silhouette qui ressemble à toi.
- En es-tu sur ?
Gibbs ne pu retenir ses paroles, il cria :
- Oui j'en suis sur ! Tu es allongé sur un putain de lit d'hôpital ! Alors oui je suis sur que ce n'était pas toi ! Des hommes t'ont tiré dessus tu ne te souviens pas ? Et tu es dans le coma parce que tu ne m'as rien dit ! Tu as voulu régler ça toute seule, comme toujours !
- Où suis-je exactement ?
- Dans ma tête ! Et si tu veux parler de ton corps, il est loin de... Bethesda.
- Loin de toi.
Une larme coula sur la joue de Gibbs mais il l'essuya d'un geste rageur. Il était trop fier pour ça. Trop fier pour pleurer et puis, un homme ne pleure pas.
- Tu pleures ?
- Certainement pas.
- Tu as l'air tellement mal pourtant. Je ressens ton chagrin.
- Oh Jen... Ne rend pas les choses encore plus difficiles qu'elles ne le sont déjà.
Le silence de Jen fit que Gibbs retint sa respiration.
- Tu n'es pas venu me voir.
La gorge de Gibbs se noua. Il sentit son c½ur se remettre à saigner.
- J'aurais dû mais je n'étais pas assez fort. Je ne pouvais pas te voir allonger dans un lit, blanche comme un mort, des tuyaux enfoncés dans la gorge, des perfusions plein les bras. Je... je ne pouvais pas. Je suis désolé.
- Désolé de quoi ?
Toujours ces questions ou ces phrases qui le faisait vider son sac. Gibbs déglutit difficilement, sa respiration était saccadée, ses muscles endoloris...
- J'ai essayé de te protéger du monde... De tous ces pourris qui voulaient ta peau. Alors je suis désolé de ne pas avoir pu te sauver. Désolé de ne pas être venu te voir, désolé de tout...
- Pourtant tu pensais à moi n'est-ce pas ?
- Des images de toi j'en vois vingt-cinq à la seconde...
Une larme coula le long de la joue de Gibbs, puis une seconde sur l'autre joue. Les larmes coulaient toute seules sur sa peau. Il n'avait plus la force de les retenir. Il fallait qu'il la voie, il le fallait tellement... L'espoir mourait petit à petit. Gibbs perdait toute sa confiance en lui. Il avait tellement essayé de changer le fait que Jen soit dans le coma. Il avait essayé de se convaincre que tout ça était faux. Il fallait qu'il lui dise tout ce qu'il ressentait. De toute façon il était faible, tellement faible...
- Que reste-t-il de moi Jen ? J'ai l'impression que pour reprendre mon souffle il faut que je meure. J'ai l'impression de me déchirer de l'intérieur. Il faut que tu me sauves. Sauve moi de ma peur.
- De quoi as-tu peur Jethro ?
- De te voir mourir.
- Les peurs ne sont-elles pas faites pour être surmontées ?
- Pas celle-ci.
- Tu ferais mieux d'y croire... Tu ferais mieux de te mettre hors de portée de son enfer glacé.
- C'est ça, je suis gelé. Je ne ressens plus rien, seulement de la douleur et du chagrin.
- Tout ça pour moi ?
- Oui Jen. Rien que pour toi.
La voix se tut et Gibbs resta seul, l'espoir prenant le dessus sur sa peur.
Il alla se faire un café, bien noir... Après tout cette voix dans sa tête avait raison, il devait se battre et surmonter sa peur. Il tapa du poing sur le plan de travail de sa cuisine. Il retrouverai Jen et désormais serait à ses côtés...


Chapitre 10

Chez Gibbs
10h 59


- Gibbs.
Dès la première sonnerie il avait décroché.
- Patron où es-tu ?
- Chez moi Dinozzo.
- Et bien il faut que tu rappliques, on a du nouveau...
- J'arrive.
Le c½ur de Gibbs avait fait un bond au mot « nouveau ». Il attrapa sa veste, son troisième gobelet de café à la main et prit sa voiture : direction de Ncis.


Ncis
11h31


Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent Gibbs tomba nez à nez avec ses trois agents qui l'attendaient devant l'ascenseur.
- Alors ? Demanda Gibbs impatient.
- Toutes nos recherches n'ont rien donné... Commença Tony.
- Quoi ? Hurla Gibbs.
- Mais attend j'y viens patron... L'hôpital de Bethesda a appelé ou plutôt le médecin de ce matin. Il faut que nous venions de suite. Il n'a pas donné plus d'information.
- Et tu m'as fait venir ici pour me dire ça Tony ?
- Ben tu n'es pas content de le savoir ?
- Si, mais si tu me l'avais dit au téléphone on serait déjà à Bethesda !
Tony blêmit et Gibbs rentra à nouveau dans l'ascenseur. Ziva se pencha vers Tony :
- Je t'avais dit que c'était une mauvaise idée.
McGee et Ziva entrèrent à leur tour dans l'ascenseur et Gibbs attrapa Tony par la manche et le tira à l'intérieur au moment où les portes de la cage métallique se refermaient.

Hôpital de Bethesda
12h07


- Alors docteur ? Lança Gibbs.
- Vous feriez mieux de venir voir par vous-même.
Il entrèrent dans une chambre de l'hôpital, la 403... et ils restèrent tous figés.
- Poussez moi je rêve !
- On dit pincez moi Ziva. Et non tu ne rêves pas. C'est bien Jenny. Répondit Tony.


Chapitre 11


L'équipe sortit de la chambre, laissant Gibbs seul avec Jen. Il s'était remit à trembler.
Il prit une chaise et s'assit à côté du lit dans lequel était allongée Jen. C'était loin de tout ce qu'il pouvait imaginer. Il pensait la voir sous respiration artificielle et toute sorte de chose dans ce genre mais non. Elle était allongée et avait le visage détendu...
Etait-elle encore dans le coma ou pas ? Que lui était-il arrivé ? Où était-elle passée ?
Gibbs ne savait rien du pourquoi et du comment de cette affaire mais il ne voulait rien savoir pour l'instant. Tout ce qu'il voulait c'était être à ses côtés.
Il glissa sa main dans la sienne. Sa peau était douce et son parfum embaumait la pièce. Il passa son autre main dans ses cheveux, sur sa joue, sur ses lèvres... Elle était là, elle était bien là. Près de lui. Comment avait-il pu ne pas aller la voir ? Il se décida enfin. Il murmura :
- Jen... Je ne sais pas vraiment pourquoi je ne suis pas venu te voir. J'avais peur, tout simplement. Je sais j'ai été idiot de faire ça. Et tu sais, je ne t'en veux pas de ne m'avoir rien dit à propos de ces gars. Mike Francks m'a dit que tu avais fait ça pour me protéger. Maintenant il n'y a plus rien à craindre, tu les as eu. Tous. Un par un.
Gibbs appuya son front contre les draps sans pour autant lâcher la main de Jen.
- Tu m'as manqué...


Bureau du médecin

- Elle a été ramenée par hélicoptère. Le président été là. Il n'a rien voulu me dire.
- Vous lui avez fait passer des examens ? S'enquit Tony.
- Et bien nous lui avons fait passer un scanner général.
- Et... Pressa Ziva.
- Et bien il n'y a rien d'anormal.
- Est-elle encore dans le coma ?
- Non. Ce qui est étonnant. D'habitude les gens sorte rarement du coma lorsque celui-ci est trop profond, si je puis dire... Les proches passent des jours et des jours à parler pour les extirper de ce coma mais rien n'y fait. Des fois il suffit d'un choc émotionnel intense... J'ai l'exemple d'une jeune femme de vingt-trois ans plongée dans le même coma que votre directrice. Son père était à bout et dans l'un de ses moments de confession il lui a dit que sa mère s'était suicidé. La jeune femme s'est réveillée presque instantanément.
- Alors elle est endormie ? Demanda McGee.
- Nous lui avons fait une prise de sang. On a relevé un taux élevé de d'anesthésiant. Donc oui, elle dort, plus ou moins.
Ziva et McGee s'assirent en même temps, soulagé par cette réponse. Toute la pression de ces dernières semaines s'envolait. Cependant Tony resta debout l'air perplexe...
- Un choc émotionnel intense vous dites. Serait-il possible que ce soit arrivé pour la directrice ?
- Il y a de forte chance. Vu que dans son sang il y a un taux élevé d'anesthésiant j'en conclue que oui, probablement. A son réveil elle sera probablement agitée du fait de cette révélation.
- Est-ce qu'elle se souviendra de cette « révélation » une fois réveillée ?
- Sûrement. Et d'ailleurs elle ne va pas tarder à émerger.
- Vous devriez peut-être aller voir si tout va bien non ? Comme vous êtes médecin.
- Vous avez raison, si elle vous voit tous dans sa chambre ça risque de lui procurer un stress énorme. Comme tout les malades qui sortent d'un coma elle est assez fragile émotionnellement parlant. Alors il vaut mieux éviter le stress.
- D'accord. Nous vous attendons ici...
Tony s'assit lorsque le médecin sortit de son bureau. Il jeta un coup d'½il à ses deux collègues. Ils souriaient...
Le médecin revint au bout de cinq minutes.
- Elle... enfin ils ne sont pas réveillés.
- Ils ?
- Votre agent s'est endormi lui aussi.
McGee esquissa un sourire. Content que son patron se repose enfin. Tony le vit et lui donna une tape derrière la tête.
- Tu te moques le bleu ?
- Non Tony je ne me moquais pas.
Ziva intervint en tapant Tony derrière la tête.
- Ton nom est Dinozzo et pas Gibbs alors arrete avec ça !
- Dinozzo ? C'est italien ça pas vrai ? Lâcha le médecin.
- Exactement.
- Je m'en suis douté. Vous avez un joli costume italien et des chaussures françaises... Faites sur mesures si je ne m'abuse ?
- Oui c'est ça.
- Je sens qu'on va bien s'entendre...
- Vous savez, c'est comme dans ce film là avec Brad Pitt où le héro fait connaissance avec un médecin. Et ils découvrent qu'ils ont pleins de points communs et c'est normal puisque ...

Ziva et McGee se regardèrent puis, levant les yeux au ciel ils décidèrent d'aller chercher quelque chose à boire.



Chambre 403

Gibbs se réveilla en sursaut. La main de Jen avait glissé de la sienne. La trace des draps sur le front il se tourna vers sa directrice. Elle remuait légèrement. Il remit sa main dans la sienne.
Elle ouvrit les yeux à ce contact.
- Jen...
- Jethro ?
- Oui c'est moi.
- Pourquoi je suis là ? Non ! Je ne veux pas ! Qu'est-ce que tu as fait ?
Elle enleva sa main de celle de Gibbs et le tapa sur le torse.
- Mais ...
Jen s'assit dans son lit la tête entre les mains.
- Je l'avais retrouvé enfin ! Il était là devant moi ... Et maintenant c'est toi que je vois... Qu'est-ce que tu as fait ? Pourquoi tu m'as ramené ?
- Je ne comprends pas... Qui avais-tu retrouvé Jen ?
Les yeux de Jenny s'embuèrent de larmes. Elle plaqua ses mains contre ses yeux.
- Non ce n'est pas vrai !
Gibbs l'attrapa par les épaules alors qu'elle commençait à s'agiter.
- Je te déteste Jethro ! Je te déteste !
Gibbs encaissa ses paroles sans rien dire. Il posa une main sur ses lèvres pour qu'elle se taise.
Elle se mit à tousser. Comme si elle allait s'étouffer. Gibbs tapa dans son dos puis se leva...
- Bon je vais m'en aller puisque vous n'êtes pas contente de me voir et que vous me détestez. Apparemment vous préférez la compagnie d'un autre homme que moi. Au revoir madame la directrice... On se verra au bureau...
Jen le rattrapa par la main au moment où il allait partir. Sans le lâcher elle se leva de son lit. Elle était en blouse hospitalière bleue. Elle s'approcha de lui.
- On dirait un mari jaloux...
- Que veux tu que je te dise ? Tu te réveilles enfin depuis un mois et la première chose que tu me dis c'est : « Il était là devant moi » et « je te déteste Jethro »...
Elle l'attrapa par sa veste et l'attira contre elle. Puis lui murmura à l'oreille :
- Ce n'était pas un homme ordinaire... C'était mon père.

# Postato giovedì 08 gennaio 2009 11:21